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vendredi 10 septembre 2010
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EGNAB a dit :Les Sénégalais ne veulent pas de cette paix-là !
Scoopsdeziguinchor.Com : La paix à tout prix. Oui, certes. Mais surtout au meilleur prix. C’est de cela que la région méridionale a besoin et souhaite avoir maintenant ou dans un terme que nul ne saurait clairement cerner et déclamer. Du moins pas encore ! Mais la paix dans un bain de sang… Que non ! La Casamance souhaiterait que l’homme qui a signé au nom de l’intégrité territoriale de notre cher pays, le 30 Décembre 2004, le protocole d’accord de paix avec l’abbé Diamacoune Senghor sur l’esplanade de la Gouvernance de Ziguinchor, se rende enfin compte que l’accalmie qui s’en suivit, a été brisée depuis belle lurette. Et que des victimes, il y en a bel et bien en Casamance.Le Sénégalais Lambda a été frappé de constater que l’autre jour, en visite dans la région de Ziguinchor, l’ancien ministre de l’intérieur Me Ousmane Ngom prenant à témoin celui (et actuel) des forces armées, M. Abdoulaye Baldé, a déclaré urbi et orbi qu’il y avait la paix en Casamance et qu’il fallait simplement mettre l’accent sur le développement pour la consolider. « La paix est déjà là, le ministre Baldé, maire de Ziguinchor l’a souligné dans ses différentes interventions, il s’agit maintenant de la consolider et on ne peut la consolider, même la rendre irréversible, que par le développement». Et pourtant au même moment, sur le front nord du maquis du Mfdc, des combats avaient fini de faire un mort dans les rangs de l’Armée nationale, justement dirigée par le même Abdoulaye Baldé que Me Ousmane Ngom prenait à témoin. Et puis, moins de deux mois plus tôt, à quelques kilomètres seulement de là (le quartier de Kénia) où Me Ousmane Ngom faisait sa déclaration, vers Baraf et Diabire, deux autres soldats avaient trouvé la mort dans les mêmes circonstances. Sous ce rapport, de quelle paix voulait alors parler l’actuel ministre d’Etat, ministre des mines… Osons croire qu’il ne s’agit pas de la situation que traverse la Casamance naturelle, mais surtout la région de Ziguinchor depuis le 21 Août 2009, date de la reprise des affrontements sporadiques entre l’Armée nationale et des combattants du Mfdc. Peut-être est-ce cette paix que l’hôte du maire de Ziguinchor avait esquissée avec l’abbé Diamacoune Senghor et qui avait eu comme acte 2 le 1 février de l'année suivante à Foundiougne sous l’égide du Pm d’alors M. Macky Sall. Concédons à Me que oui, la paix existe bel et bien à Ziguinchor, dans toutes les villes de Casamance, et même dans leurs environs immédiats. A travers l’adverbe « là », on pouvait également entrevoir le quartier de Kénia. Sauf que le ministre d’Etat, ministre des mines… ne pouvait pas extirper ces points singuliers du puzzle dénommé la Casamance naturelle. Mais le plus déconcertant, ce jour-là, dans la scène que vécurent les « Kénois », fut que le ministre censé donner la fraîche information à Me Ousmane Ngom, fut Abdoulaye Baldé avec qui il passa pourtant une bonne partie de la journée. A ce sujet, l’adage ne dit-il pas : « qui ne dit mot consent » ? Si tel est le cas, leur paix à eux, n’est pas du tout celle de la majorité des Sénégalais ; en particulier ceux vivant dans la partie méridionale de notre pays. En clair, ce n’est pas de cette paix-là que les Sénégalais ont besoin. Maléguène
2010-03-05 12:43:08
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